Mesker

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  • Il n’y a pas de dossier d’évaluation pour ce plan
  • Le hors série “Le Bouvet” contient tout ce qui est nécessaire pour la construction du bateau : plans, listes de matériaux, instructions de montage…
  • Les frais postaux et la TVA, si elle s’applique, sont inclus dans les prix affichés.

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Voile-aviron de 4.37 m en construction traditionnelle à clin

Long. coque / flottaison  4.37 / 3.82 mVoilure   9.3 m²
Largeur hors bordé / flottaison   1.60 / 1.16 mMoteur hors-bord   5 ch
Tirant d’eau   0.20 / 0.85 mCatégorie et équipage   C4
Poids lège complet   250 kgTemps construction   environ 600 heures
Contrairement à mes autres plans, ceux de Mesker sont inclus dans un hors-série de la revue “Le Bouvet” qui en donne les plans et décrit les méthodes traditionnelles de construction. Ce hors-série est malheureusement épuisé. Si vous souhaitez construire ce bateau, merci de me contacter.

Mesker a été dessiné spécifiquement pour illustrer mon ouvrage “constructions traditionnelles et modernes” sous la forme d’un hors-série de la revue “Le Bouvet”. Le premier exemplaire a été construit par l’école de charpente navale Skol ar Mor (localisée à Mesquer, d’où le nom choisi).

Nous avons voulu permettre la construction d’un bateau en bois traditionnel, car c’est une façon de garder vivant un art très ancien, élément essentiel de notre patrimoine maritime. Aujourd’hui, un amateur peut construire facilement un bateau en bois moderne, dont la coque ferait surtout appel à du contreplaqué et sera d’ailleurs plus légère. Mais il devra aussi utiliser des colles de type époxy, qui doivent être manipulées avec précaution. Donc, c’est un bateau en « vrai bois d’arbre » que nous proposons de réaliser.

C’est un bateau facile à construire, en tout cas plus facile qu’un canot traditionnel qui aurait des membrures franches et un bordé à franc-bord. C’est ce qu’on appelle en Amérique du Nord un « semi-dory », ce qui nécessite quelques explications. Il y a des bateaux que l’on appelle les Doris (dories en anglais). Ils étaient utilisés sur les bateaux qui pratiquaient la pêche à la morue à Terre-Neuve du temps de la voile, que ce soit en France, en Amérique du Nord, au Portugal et ailleurs. Encore aujourd’hui, on trouve beaucoup de doris dans la région de Saint-Malo, en Bretagne comme en Normandie. Ces doris sont des bateaux de forme très simple avec un fond plat, des flancs inclinés mais droits, un arrière presque pointu avec un petit tableau très étroit qu’on appelle écusson. Ils étaient d’ailleurs empilables sur le pont des morutiers. Les doris sont le fruit d’une innovation technique que l’on peut situer au 19ème siècle : les scies entraînées par des moulins à eau, qui ont permis de débiter des planches larges et donc moins nombreuses. Aux États-Unis, des constructeurs ont amélioré ces bateaux, en donnant des flancs en forme. On les appelle Swamscott Dory, utilisés plutôt pour la plaisance. D’ailleurs il a existé une petite flottille chez nous à Noirmoutier. Une autre évolution a été de faire un arrière plus court, se terminant par un tableau de largeur courante, au lieu de l’écusson. C’est cela qu’on appelle semi-dory. Ce sont des bateaux qui concilient très bien forme élégante, simplicité et bon comportement à la mer.

Voici en quoi Mesker est simple. Il n’a pas de quille mais un fond plat, la sole. Une étrave élancée rend la courbure du galbord (le bordé le plus bas) beaucoup plus douce, avec peu de trévire (torsion). Sur l’étrave, au lieu de pratiquer une râblure, on se contente d’y faire un chanfrein et de rapporter une fausse-étrave après la pose du bordé. Le puits de dérive est plus simple. Sur un bateau à quille, il est nécessaire de faire une ouverture sur toute la hauteur de la quille, disons 50 mm pour un canot de même taille, au lieu d’une sole de 20 mm environ. Le bordé des flancs est à clin, donc plus facile à poser qu’un bordé à franc-bord. Enfin il n’y a qu’un petit nombre de membrures.

Quoique Mesker soit une construction traditionnelle, nous avons introduit quelques pincées de modernisme. La première est de l’avoir dessiné sur ordinateur et donc de donner des plans cotés précis qui dispensent d’un véritable traçage sur plancher. Ensuite, on utilise quelques produits modernes pour assurer l’étanchéité de la coque. Enfin les membrures les plus courbées sont faites en lamellé-collé, évitant d’avoir à trouver du bois tord. La construction de Mesker permettra aux constructeurs de découvrir une certaine variété de techniques traditionnelles. Ainsi, le bordé des flancs est à clin, mais la sole est à franc-bord. Il y a des membrures lamellées-collées et les membrures d’extrémités avant, moins courbées peuvent être découpées. Et la fausse-étrave peut être ployées à la vapeur. Cela dit, rien n’empêche de faire du lamellé-collé pour tout cet ensemble.

Pour ceux qui le préfère, j’ai l’intention de proposer courant 2019, les plans d’une version bois moderne de Mesker, avec sole et bordé en contreplaqué. Le bateau est alors plus simple à construire et ne nécessite pas de machines à bois. Un simple outillage portatif suffit.

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